« Hue ! » dit l'ami de Monsieur en tirant un peu fort sur les rennes, et la vive tension sur mes tétons m’arracha un cri que je tentais d’étouffer. Je me suis lancée avec peine car mes talons s’enfonçaient dans le terrain humide et mes pas étaient lourds. Je devais être attentive à la moindre tension des rennes. Ce n’est pas toujours évident d’interpréter exactement la volonté de l’entraineur, surtout quand on ne se connaît pas. J’ai donc fait plusieurs erreurs, que Monsieur a reprises par des indications verbales ou gestuelles.
Des repères avaient été placés d’un bout à l’autre du terrain, je devais faire le parcours en slalomant entre eux sans les heurter et faire demi-tour au bout de l’allée. Pas facile. A plusieurs reprises, j’ai du rectifier mes trajectoires. C’était bien clair que j’avais encore besoin de beaucoup d’entrainement pour être à l’aise.
Apres plusieurs allers-retours, la communication s’installait entre mon jockey et moi. Je fus donc aveuglée à nouveau, le but étant toujours de devoir me fier uniquement à la tension des rennes au lieu de deviner la trajectoire indiquée.
Monsieur était tout près pour m’aider. Si j’allais à l’encontre de l’indication des rennes, ou mettais du temps à comprendre, je recevais un coup de chambrière. J’ai vite compris le subterfuge : à ce moment-là , c’est Monsieur qui s’était installé dans le sulky pour me guider.
Après une longue marche, tantôt au pas, tantôt au trot, Monsieur décida de m’accorder un moment de repos. Il me détacha du sulky et me mena à une corde tendue entre deux arbres.
Précautionneux, il jeta une couverture sur mon dos, en expliquant à son ami que j’avais transpiré et que je risquais de prendre froid. Son ami lui adressa à nouveau des compliments sur ma croupe et ma docilité.
Le mors en anneau qui, comble d’incommodité, me faisait baver et m’asséchait la bouche en même temps, me fut retiré. Répit de courte durée puisqu’il fut remplacé par un nouveau, un peu moins contraignant mais qui me faisait baver tout au temps. Pour me faciliter la fin de l’entrainement, Monsieur m’ôta le harnais à l’entre-jambe.
Après encore quelques caresses d’encouragement sur la croupe, l’entrainement à la longe repris, mais cette fois au galop. L’allure était atrocement fatigante, j’étais à bout de forces mais enchantée de ce que j’étais entrain vivre et je désirais ne montrer aucun signe de faiblesse.
J’obéissais docilement, suivais les ordres à la lettre, galopais, marchais les genoux bien hauts et la longe bien tendue. Une dernière fois aveuglée, en totale confiance, je me suis laissée guider par Monsieur.
Lorsque je reçu l’ordre de m’arrêter, j’ai supposé que l’entrainement était terminé. Monsieur et son ami
discutaient. Il me fit sursauter en disant « dommage qu’il n’y ait pas d’orties… », et son ami a répondu qu’il croyait en avoir repéré un peu plus loin. J’étais déjà terrorisée de
m’imaginer courir les jambes nues dans un champ d’orties !
Monsieur m’a attaché les mains dans le dos à l’aide d’un armbinder et m’a menée vers l’endroit où poussaient les orties.
En fait, elles n’étaient pas tellement hautes et juste le bas de mes jambes fut piqué. Je n’ai pas bronché, bien
sûr le mort m’en empêchait mais surtout la sensation ne le justifiait pas.
Le chemin d’ortie menait à une allée en macadam. Le plaisir de marcher sur un sol dur me fit tout de suite oublier la brulure. Le claquement de mes talons renforçait le réalisme de mon rôle, étant donné qu’ils imitaient assez bien le martèlement des sabots.
J'avais chaud malgré la température peu élevée de ce mois de septembre.
Je fus abandonnée un moment, attachée à une barrière par la longe reliée à mon mors. J’attendais patiemment
Monsieur et son ami qui parlaient et admiraient le paysage un peu plus loin. Je me demande combien de temps j’aurais pu rester là sans broncher. Revenant vers moi, ils commentèrent ma tenue, mon
allure, mes progrès, et je suis sûre que j’ai rougi derrière mon masque d’impassibilité animale.
La journée touchait à sa fin. Toujours harnachée, tenue par la longe, traitée et me comportant comme un animal, Monsieur et son ami m’ont ramenée au point de départ. Monsieur entreprit de me défaire de mes ornements de pony. Je jouais le jeu jusqu’au bout et restais silencieuse. Il me tendit une catsuit en wetlook, à enfiler rapidement pour ne pas attraper froid.
Une fois habillée, Monsieur me fit comprendre du regard que je devais quitter mon rôle de ponygirl et me comporter à nouveau comme Menteuse, sa soumise. Mon premier geste fut de me jeter à ses pieds pour le remercier. Il fut presque surpris de cette initiative. Il me caressa les cheveux, le visage, j’étais aux anges. Trop vite, il me dit de me relever pour aller me réchauffer dans la voiture. Je planais littéralement.
De retour chez lui, Monsieur me fit la surprise d’un plaisir particulier. Après une douche, je dus l’attendre à genoux dans la salle rouge, juste le temps de me demander ce qui pourrait bien m’arriver. Il me fit allonger ventre sur la table, sans me bander les yeux, sans m’attacher. Il baissa la lumière, versa une huile sur mon dos et posa ses mains sur moi. J’ai eu droit à la récompense ultime : un massage relaxant, des gestes délicats, la plus délicieuse tendresse. Toute tension en moi disparut instantanément. Je frissonnais de bien-être et pour couronner le tout, Monsieur me complimentait sur mon comportement, ma docilité, mon endurance. Il disait qu’il remarquait mes efforts et était particulièrement fier de moi ce jour là .
Je ne souhaitais qu’une chose : reprendre l’entrainement dès que possible.
link
Et si en plus vous mettez des liens vers des vidéos qui prolongent les sensations décrites par Menteuse, ça ne peut être que positif.
Cordialement,
Où donc allez-vous nous mener maintenant, chère Menteuse?
beau blog,belle pony
comme tu le la demander je te met dans ma "communaute de blog " ( pense a mettre le bon module dans ton blog
a bientot
Maitre Gone