Monsieur me parlait beaucoup, et cherchait tout autant à me faire parler. Il parvenait à atténuer ma timidité, telle qu’au début je ne parvenais pas à réprimer des gestes de nervosité quand j’étais devant lui et je ne communiquais quasiment que par écrit. Avec le temps, j’ai été plus à l’aise et capable de discuter avec lui des expériences qu’il souhaitait me faire tenter et des envies que j’avais.
Rien ne se passait au hasard, lorsqu’il m’engageait dans une ascension ou une découverte, il avait méticuleusement tout prévu, calculé, préparé. Une fois, il m’avait parlé du rôle de « ponygirl » auquel je n’avais jamais vraiment pensé auparavant. Après la description qu’il m’en a faite, j’avais une forte envie de tenter l’expérience, sans toutefois être certaine que ça me plairait réellement.
Il m’a proposé de rencontrer une de ses connaissances qui pratiquait couramment le dressage de ponygirls. Nous avons d’abord rencontré Stan chez Monsieur, il voulait juger de mes capacités et de ma motivation. J’aurais été plus à l’aise dans une conversation par écrit mais je n’ai pas eu besoin de faire beaucoup d’efforts, c’est surtout Stan qui parlait.
Il nous a proposé de lui rendre visite en Bretagne, où se trouve son terrain d'entrainement. Seule la météo pourrait être responsable d’une annulation. La date approchant, malgré qu’il pleuvait depuis plusieurs jours, Monsieur été tout à fait convaincu que le jour j serait sec. Et bien sur il le fut, puisqu’il avait commandé du soleil.
Ce samedi-là, nous sommes parti a 4 heures du matin. Il m’avait fait dormir chez lui pour éviter tout risque de retard. Dans la voiture, je somnolais sans pouvoir m’endormir alors que lui ne semblait pas du tout ressentir le manque de sommeil.
Au petit matin, j’ai eu besoin d’un arrêt pour aller aux toilettes. Monsieur s'arrêta donc sur une aire d'autoroute, me dit de descendre et de pisser là, juste à côté de la voiture. Je ne m’attendais pas à ça, et je l’ai regardé avec des yeux écarquillés avant de me résoudre à obéir. J’avais peur d’être vue mais encore plus peur de devoir me retenir indéfiniment…
Cette fois j’étais bien réveillée, je montrais des signes de nervosité et bientôt, j’allais être intenable d’excitation. Pour me « calmer », mais en fait pour m’exciter encore plus, Monsieur profita de l’arrêt pour me munir d’un mini-gode vibrant à télécommande.
Quand nous sommes arrivés en Bretagne vers 10 h, il pleuvait toujours. Stan nous attendait dans le centre du village pour nous emmené sur un terrain isolé, entouré de champs et bordé d’un ruisseau, juste assez loin d’une route pour ne pas être aperçu, mais je pensais qu’il y avait toujours un risque que quelqu’un se promène dans les parages.
A peine arrivés, la pluie s’est arrêtée. Monsieur me regardait en souriant. Il faisait un peu frais mais mon esprit cartésien a du se rendre à l’évidence, le soleil lui avait bien été livré, juste à temps.
C’est Monsieur qui a commencé à me préparer. Il a serré mon corset puis m’a équipée d’un plug maintenu par une sangle qui passait entre mes jambes.
Stan m’a mis des gants sans doigts avant de me conduire en bas du terrain, pour m’attacher à une corde tendue entre deux arbres.
J’attendais, juchée sur des talons hauts et fins qui s’enfonçaient dans l’herbe. Ils parlaient comme si je n’entendais pas et Stan m’a laissé mariner là un moment, j’ai pensé que c’était un moyen de me signifier que je n’étais plus considérée comme un être humain.
Stan est venu placer un mors dans ma bouche, fixer une longe à mon collier et m'attacher les bras dans le dos.
Très vite, j’ai eu droit à des chaussures plates, la raison officielle était le terrain humide, mais il y en avait une 2ème : j’étais encore complètement incapable de marcher normalement avec des talons aussi hauts.
J’avais ordre d’oublier l’usage de la parole et de me comporter en « pouliche ». J’ai tout de suite aimé cette façon de me dépersonnaliser, de m’harnacher et de me manipuler en tous points comme si j’étais un animal. Je jouais le jeu avec plaisir et j’avais l’intention de faire de mon mieux.
Stan m’a d’abord fait adopter une façon particulière de marcher en levant les genoux bien haut. Je devais tourner autour de lui et garder la longe bien tendue.
J’étais concentrée mais je regardais souvent Monsieur, je vérifiais à quel point j’étais au centre de son attention et je cherchais dans son regard, un signe de (mé)contentement.
Dès que j’ai maitrisé l’exercice, Stan me l’a fait refaire aveuglée par un bandeau.
C’était bien plus difficile, je devais m’en remettre à la longueur de la longe, à ses ordres et à sa chambrière pour avancer. J’étais complètement désorientée et à plusieurs reprises, je me suis arrêtée de peur de buter contre un obstacle.
Pour la suite, Stan me passa un harnais de tête et m’attacha les mains par devant.
Je devais cette fois apprendre à obéir aux rennes, d’abord avec la vue et puis en aveugle. C’était assez difficile de suivre exactement les instructions des rennes.
Entre chaque exercice, Stan parlait beaucoup à Monsieur. Malgré moi, l’attente provoquait chez moi une sorte d’énervement. J’ai essayé de me contenir mais mes nerfs ont fini par craquer. M’accroupir soudainement pour me mettre à pleure et le seul moyen d’expression que j’ai pu trouver.
Avant que Stan n’ait le temps de venir me parler ou de faire quoi que ce soit, Monsieur lui a demandé de me laisser me calmer, avant de venir lui-même me parler à l’oreille. Il voulait savoir ce qui se passait et si je voulais tout arrêter. Toujours bâillonnée, je lui ai fait non de la tête. Il m’a retiré le mors et m’a autorisée à dire ce qui m’avait mise dans cet état. Je crois qu’il le savait, il me connaissait déjà très bien. J’ai murmuré que le plug me faisait souffrir. Cela faisait plus de deux heures que je le tenais en moi et je ressentais une douleur insupportable. Monsieur m’a relevée avec ménagement, et m’a emmenée seule sur le haut du terrain. Il a respecté ma gêne et m’a libérée en douceur sans me faire aucune remontrance. Je me suis remise à pleurer, furieuse de l'avoir déçue, d’avoir échoué, d’avoir tout gâché, y compris mon plaisir. Mais Monsieur a eu les mots qu’il fallait, il m’a rassuré, m’a dit qu’il était encore temps de poursuivre comme si de rien n’était. Il a achevé de me rendre confiance en me disant qu’il veillait sur moi, que le but n’était pas de me faire souffrir inutilement J’avais le choix et je souhaitais continuer.
Nous avons rejoint Stan et quand il m’a demandé si tout allait bien, je lui ai fait signe que oui, j’avais repris mon rôle et je n’allais plus parler avant la fin de la journée.
Il me posa un harmbinder et m’attaché à une corde les yeux bandés. N’y tenant plus depuis un moment, je me suis laissé allée à uriner devant eux, debout, plutôt fière de reprendre le jeu aussi fort.
Fière aussi d’avoir provoqué l’étonnement de mon Maître et de mon dresseur d’un jour, qui à mon avis ne me croyaient pas capable d’autant d’impudeur.Les exercices à la longe ont repris, à l’aveugle. J’étais plus à l’aise. Je me donnais à fond.
Après un temps de repos, Stan m’a libérée du harnais de tête et du harmbinder afin de me préparer pour le sulky. Il m’a fait porter un harnais qui recouvrait mes épaules mais laissait mes seins libres d'accès, ainsi qu’un mors extrêmement dur, qui me faisait baver malgré tous mes efforts pour m’éviter cette honte.

L'entrainement au sulky allait commencer ...